Eh oui toute une période révolue, les fastes de la royauté vont se refermer pour une esthétique des téléphones portables et de la télévision en boucle, finit les robes de soies moirées, les couronnes et les joyaux, les allures d'éternité, place au tourisme de masse et des Higways qui déforme ce beau pays. Enfin tous mes voeux aux Thailandais pour cette fin de deuil d'une année aujourd'hui le jeudi 26 octobre 2560, et place au nouveau monde, les crédits pour s'acheter un pick-up ou/et la maison du Nord, heureusement l'âme restera la même quoique le développement somme, j'ai des doutes sur la fraîcheur du regard, je garde l'espoir qu'il reste inchangé. Ma mémoire des terres de l'Isaan et ses cabanes le long des rizières, puis des couleurs asséchés et du soleil de plomb, les gens qui travaillaient sous ce cagnard.

Ce mercredi 1er novembre 2560, jour de la Toussaint, le roi de Thaïlande se faisait brûler dans un crématorium, un magnifique palais de bois d’un coût de 80 millions d’euros, une année pour le construire, mandala grandeur nature dans le respect du Bouddhisme Théravadin, ils savent vivre dans le respect et la loyauté pour leur roi, des rituels grandioses qui n’existent nulle part ailleurs. On voyait le truc sur quelques chaîne, commenté par les journalistes à la voix basse, sans jamais hausser le ton c’était des Kha et Thai, langue légèrement gutturale.
Sur le bûché de dorures et d'ornementations à la mesure de ce pays et du poids du Théravada, l'incinération grandiose d'un Palais de bois de 17 mètres de hauteur constitué par les maîtres artisans durant un an, la destruction par le feu ainsi que le veut la tradition, le coût total n'a pas de limite, une paille de cet homme à l'équivalence d'un dieu pour le peuple en général, mais loin d'être unanime, j'en ai connu de ceux qui s'en désintéressaient royalement.